Choisir son hébergement

Pour déployer WordPress et disposer d’un nom de domaine, vous devez souscrire à une offre d’hébergement. De nombreux prestataires se disputent le marché, avec des offres de quelques euros à plusieurs dizaines d’euros par mois. Prenez le temps de choisir celle qui convient le mieux à votre projet.

Avant d’entamer notre tour d’horizon des solutions professionnelles d’hébergement, retenez une spécificité de WordPress : il est possible de profiter d’un hébergement gratuit sur son site officiel. En effet, si WordPress.org correspond à l’adresse où vous téléchargerez le moteur open-source pour l’installer où bon vous semble, WordPress. com est le portail officiel sur lequel vous pouvez souscrire à une offre d’hébergement intégrée. Inutile d’installer le moteur : il est préinstallé sur votre compte et vous accédez à l’interface d’administration classique à travers votre mot de passe. En réalité, quatre offres sont disponibles à cette adresse. La formule gratuite est hébergée en sous-nom de domaine : votre site est ainsi accessible à l’adresse compte wordpress.com. Vous profitez en outre de 3 Go de stockage et d’une sélection de plusieurs centaines de thèmes gratuits. En revanche, la marge de personnalisation est

limitée : vous ne pouvez pas réellement installer d’extensions ni modifier le code CSS de vos pages. En outre, WordPress se réserve le droit d’afficher des publicités sur vos pages. Il s’agit toutefois d’une solution pratique pour entamer immédiatement l’écriture de vos articles, sans configuration initiale ; votre site est par ailleurs intégré à l’annuaire officiel et bénéficie d’un bon référencement général. Pour 4 euros par mois, vous profitez d’un nom de domaine personnalisé, de 6 Go d’espace de stockage et vous supprimez les publicités. Pour 8, euros par mois, l’espace de stockage monte à 13 Go et vous avez la possibilité de personnaliser le code du design. Enfin, la solution à 25 euros par mois présente un espace de stockage illimité ainsi qu’un accès à un immense catalogue de thèmes premium. Mais si vous êtes prêt à consacrer un tel montant à votre site web, vous avez intérêt à passer en revue les solutions indépendantes afin de gagner en autonomie .

Budgétiser votre projet web

Nous vous recommandons de souscrire à une offre d’hébergement et à un nom de domaine chez le même prestataire, afin de centraliser leur administration.

Pour calculer le budget de votre site web, vous devez évidemment commencer par prendre en compte le montant de votre hébergement. Pour la plupart des projets, les offres du marché oscillant entre 1,79 euro et 15,59 euros TTC par mois devraient suffire : à ce prix, vous disposerez généralement d’un nom de domaine Vous pouvez évidemment en commander un second afin de disposer, par exemple, des extensions.fr et .com de votre nom de domaine : comptez en règle générale 5 à 7 euros par an pour un nom de domaine en .fr et 7 à 10 euros par an pour un .com, même si des “packs” comprenant une série d’adresses sont parfois proposés ou que des offres promotionnelles signent leur entrée. Pour de nombreux sites web, le calcul du budget s’arrête là ; mais si vous caressez l’ambition de bâtir un site plus complet et robuste, vous pouvez envisager d’acheter un thème premium : comptez une cinquantaine de dollars en moyenne, l’achat s’effectuant souvent dans cette devise (des frais de conversion sont donc à prévoir). Enfin, vous pouvez acheter des extensions pour couvrir des besoins spécifiques – elles vous feront gagner un temps précieux. Les tarifs varient, mais comptez 30 à 70 euros pour des systèmes robustes, comme une réservation hotelière ou un service de mise en relation entre les utilisateurs. Si vous faites appel à une agence web pour construire l’ensemble de votre site, ne comptez pas moins de 1000 à 1500 euros pour un travail de qualité. Pour des besoins plus spécifiques, comme la configuration d’un aspect de votre site, vous pouvez lancer une demande de proposition sur des services spécialisés comme Codeur.com.

De nombreux prestataires proposent des formules d’hébergement ciblées autour de WordPress, pour des performances optimales.

Configurer votre formule d’hébergement

OVH est l’un des leaders mondiaux de l’hébergement et propose de nombreuses offres à des tarifs très concurrentiels.

Si vous souscrivez à une offre d’hébergement mutualisée, vous n’aurez en règle générale aucune configuration préliminaire à effectuer : sitôt le paiement validé, vous recevez par e-mail un récapitulatif des identifiants et des mots de passe de votre serveur FTP et de votre base de données MySQL. Ce sont les deux seuls éléments nécessaires pour installer WordPress. Mais selon les prestataires ou les formules retenues, vous devrez parfois créer vous-même la base de données. Chez OVH, connectez-vous à l’interface d’administration de votre compte à l’adresse https://www.ovh.com/manager. A la section Hébergements sur le volet gauche, sélectionnez le compte que vous avez souscrit puis reportez-vous à l’onglet Base de données. Cliquez ensuite sur le bouton Créer une base de données sur la droite, sélectionnez le type MySQL, validez en cliquant sur Suivant puis complétez le nom d’utilisateur et indiquez un mot de passe. Cinq à dix minutes plus tard, la base de données est prête et vous pode procéder à l’installation de WordPress en soumettant les identifiants que vous avez créés.

Il est possible de souscrire à un hébergement sur le site WordPress. com, avec même une offre gratuite… moyennant quelques limitations.

Pour développer votre site web à votre rythme, vous avez la possibilité d’installer directement WordPress sur votre poste de travail.

Les conditions requises par WordPress

Ce premier parcours des offres officielles d’hébergement de WordPress vous donne une idée de la fourchette de prix du marché, mais aussi des critères essentiels pour déployer la solution elle même. Comme vous le constaterez par la suite, WordPress n’est pas particulièrement gourmand en ressources : une fois décompressé, le code source de base pèse 26,5 Mo une fois décompressé. Absolument toutes les offres d’hébergement du marché, même celles à moins de deux euros par mois, présentent un stockage infiniment supérieur. Pour calculer vos besoins en la matière, vous devez toutefois retenir que toutes les images que vous diffuserez sur votre site web vont naturellement être hébergées sur cet espace. Il en va de même pour les thèmes et extensions, qui occupent eux aussi un espace non-négligeable.

Un site vitrine présentant votre activité sur une douzaine de pages pèse en moyenne 200 à 300 Mo tandis qu’un blog complet avec une centaine d’articles avoisine les 600 Mo. Ces valeurs sont évidemment susceptibles de changer en fonction de chaque projet, mais pour être réellement à l’aise et ne pas modifier votre offre dans les années à venir, vous avez intérêt à adopter une solution d’au moins 3 Go. Si vous éprouvez des difficultés à calculer l’espace dont vous avez besoin, en particulier si vous envisagez de diffuser des séquences vidéo et que vous ne désirez pas les héberger sur une grande plans forme du marché comme YouTube, DailyMotion ou Vimeo sache toutefois que la plupart des prestataires vous permettant de monter en gamme sans pour autant réinstaller votre site web .

Du côté des éléments techniques à réunir, WordPress s’inscrit là encore dans les grandes tendances du marché et peu de critères échappent à la majorité des hébergeurs. L’offre à laquelle vous allez souscrire doit nécessairement disposer de PHP 5.24 ou plus récent (7.2 recommandé), ainsi que de MySQL 5.0.15 ou supérieur (5.2 recommandé). Pour gérer au mieux votre base de données et notamment procéder à des sauvegardes ou des restaurations de votre site web (voir notre tutoriel page 34), la présence de l’interface d’administration PhpMyAdmin constitue un atout supplémentaire afin d’accéder facilement à votre base MySQL – mais là encore, on retrouve cet élément sur la plupart des solutions du marché.

Par son biais, vous parcourez directement votre base de données à travers votre navigateur web et vous serez ainsi en mesure d’exporter ou d’importer les différentes tables qui la composent et qui sont liées à la bonne exécution de WordPress.

Après avoir arrêté votre choix, vous profitez d’une interface d’administration conviviale à travers laquelle vous configurez votre espace web et vos différents services.

Mutualisé ou dédié ?

On distingue deux grandes familles d’hébergement : l’hébergement mutualisé, où votre site web est stocké sur une machine physique dont les ressources sont partagées avec d’autres utilisateurs, et l’hébergement dédié, où votre site web est directement déployé sur un serveur dont vous êtes le seul responsable. Évidemment, les prix varient très largement entre ces deux solutions : on ne réservera la dernière qu’aux projets les plus ambitieux, d’autant plus que la configuration initiale est également plus complexe et implique des connaissances techniques largement supérieures. Dans le cas d’une offre d’hébergement mutualisée, vous recevez généralement un e-mail récapitulatif après avoir procédé au paiement : celui-ci contient des codes d’accès à votre serveur FTP, sur lequel vous déposerez les fichiers de WordPress, et à votre base  de données MySQL, que vous indiquerez à WordPress lors de son installation. Avec un hébergement dédié, vous disposez en règle générale d’un accès SSH à une machine Linux sur laquelle vous installerez, souvent en ligne de commande, un serveur web Apache, un serveur FTP et une base de données MySQL. Vous l’aurez compris : si ces termes ne vous disent rien, il vous sera très pénible de procéder manuellement à leur installation. Il existe toutefois des formules d’hébergement dédié à WordPress et tous les éléments nécessaires sont préconfigurés (on parle parfois « d’hébergement privé virtuel »); vous pouvez les envisager si votre projet web nécessite de sérieuses ressources, par exemple si vous vous attendez à des milliers de visites quotidiennes alors que vous utilisez des extensions particulièrement lourdes.

Chez OVH, par exemple, les premières offres d’hébergement mutualisé commencent à 1,79 euro TTC par mois. Nous vous recommandons toutefois d’opter pour les offres « Perso » (3,59 euros TTC par mois pour 100 Go d’espace disque) voire « Pro » (7,19 euros TTC par mois pour 250 Go d’espace disque et 100 comptes e-mail) qui présentent une plus longue durée de vie. Si vous êtes absolument certain de consacrer l’ensemble de votre hébergement à WordPress, vous pouvez également vous tourner vers les offres dédiées à ce CMS. Ce n’est pas tant le fait que WordPress y soit préinstallé qui E nous intéresse, mais plutôt les subtiles optimisations système appliquées automatiquement pour l’héberger au mieux. Chez Amen.fr, le pack WordPress de base est ainsi proposé à 2,97 euros par mois avec 10 GO d’espace disque. Du côté de 1&1, plusieurs offres sont proposées, jusqu’à une formule à l’espace illimité pour 15,6 euros TTC par mois. Parmi les services susceptibles de départager deux offres, la présence de sauvegardes automatiques est un sérieux atout. Vérifiez également le niveau de support technique : il est toujours pratique d’avoir rapidement un interlocuteur pour répondre à vos questions ou résoudre les principaux soucis que vous ne parvenez pas à diagnostiquer.


Acheter le nom de domaine et l’hébergement chez le même prestataire vous simplifiera la tâche. Vérifiez que l’hébergement contient la possibilité de créer une ou plusieurs base de données. WordPress en nécessite au moins une.

Dans tous les cas, nous vous recommandons d’acheter l’hébergement et le nom de domaine chez le même prestataire : vous gagnez en confort d’utilisation, avec une interface d’administration centralisée pour ces deux services. Sachez qu’il vous sera toutefois possible de transférer votre nom de domaine chez un autre prestataire, si vous décidez de souscrire à une offre d’hébergement concurrente par la suite. L’opération prend toutefois sept à quinze jours : vous devez tout d’abord « débloquer » le nom de domaine chez l’ancien prestataire afin de récupérer un code de transfert. Vous le confierez alors au nouveau registrar, le plus souvent lorsque vous souscrivez à l’hébergement, et l’opération s’effectue automatiquement dans la foulée. Sachez toutefois que votre nom de domaine doit avoir été créé ou transféré il y a plus de 61 jours : voilà donc la durée minimale d’engagement auprès du prestataire que vous choisirez dès aujourd’hui pour héberger votre site WordPress.

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